La 36e cérémonie des Molières s’est tenue le 28 avril 2025 aux Folies Bergère, à Paris, avec Caroline Vigneaux à la présentation et une diffusion sur France 2. Cette édition a surtout consacré deux spectacles, Du charbon dans les veines et Le Soulier de satin, repartis chacun avec 5 Molières, tout en offrant un moment de reconnaissance à Thomas Jolly, distingué par un Molière d’honneur. Le palmarès a confirmé une soirée dense, lisible et très suivie par les professionnels du théâtre.
Les informations clés de la soirée
Les Molières récompensent chaque année le théâtre dans sa diversité, du théâtre public au théâtre privé, en passant par la comédie, le seul en scène, l’interprétation, la mise en scène ou encore la création visuelle et sonore. Pour cette 36e Nuit des Molières, 19 catégories étaient en jeu, auxquelles s’ajoutait le Molière d’honneur. Cette organisation donne à la cérémonie un rythme particulier, car elle fait coexister des formes très différentes de spectacle vivant dans un même palmarès.
| Repère | Information |
|---|---|
| Édition | 36e cérémonie des Molières |
| Date | 28 avril 2025 |
| Lieu | Folies Bergère, Paris |
| Diffusion | France 2 |
| Présentation | Caroline Vigneaux |
| Nombre de catégories | 19 catégories récompensées |
| Molière d’honneur | Thomas Jolly |
Les nominations avaient été annoncées le 26 mars 2025. Le second tour des votes s’est ensuite déroulé du 3 au 11 avril, avant la révélation des lauréats pendant la cérémonie. Ce calendrier serré explique pourquoi la soirée est suivie de près : elle vient fixer, en quelques heures, la place occupée par les spectacles dans une saison déjà très commentée. Les nominations, elles, donnent un premier aperçu des œuvres qui ont marqué l’année.
Un palmarès dominé par deux grands gagnants
La soirée s’est organisée autour d’un équilibre net entre deux réussites. Du charbon dans les veines a remporté 5 Molières, tout comme Le Soulier de satin. Deux spectacles très différents par leur imaginaire, leur ampleur et leur rapport au plateau, mais réunis par une même reconnaissance : celle d’un théâtre capable de conjuguer exigence artistique et adresse au public. Ce partage du palmarès donne une image assez juste de la saison.
Du charbon dans les veines, la force d’un théâtre incarné
Avec 5 récompenses, Du charbon dans les veines s’impose comme l’un des titres majeurs du palmarès. Le spectacle de Jean-Philippe Daguerre a été remarqué pour sa capacité à construire un récit populaire au sens noble : une histoire lisible, portée par des personnages forts, sans renoncer à la précision de l’écriture ni à l’émotion scénique. C’est un théâtre qui va droit au public sans simplifier ce qu’il raconte.
Cette consécration compte pour le théâtre privé, car un Molière ne se limite pas à une distinction symbolique. Il peut prolonger la vie d’un spectacle, favoriser les reprises, attirer de nouveaux spectateurs et renforcer la place d’une œuvre dans la mémoire récente de la scène française. Quand un titre reçoit plusieurs prix, il gagne aussi en visibilité immédiate auprès de ceux qui cherchent une pièce à voir.
Le Soulier de satin, l’ampleur du théâtre public saluée
Le Soulier de satin, également récompensé par 5 Molières, représente un autre versant du palmarès : celui des grandes formes, de la troupe, de la durée et d’un théâtre patrimonial revisité. La mise en scène d’Eric Ruf, associée à la Comédie-Française, confirme le poids des institutions publiques dans la circulation des grands textes et dans leur réinvention au présent. Ici, la distinction récompense aussi une ambition de plateau assumée.
L’intérêt d’un tel prix tient également à ce qu’il rend visible un travail collectif souvent moins simple à résumer qu’une performance individuelle. Décors, lumière, rythme, direction d’acteurs, adaptation au plateau : dans une œuvre d’une telle envergure, la réussite repose sur une architecture complète, où chaque détail soutient l’expérience du spectateur. Le prix vient alors consacrer un ensemble, pas seulement une tête d’affiche.
Ce que révèle cette édition sur le théâtre français
Au-delà des noms récompensés, la cérémonie des Molières sert de photographie annuelle du spectacle vivant. Elle montre quels récits touchent, quelles formes impressionnent, quelles esthétiques circulent entre scènes publiques et privées, et quels artistes fédèrent les votants comme le public. Le palmarès 2025 rappelle surtout qu’un théâtre populaire peut cohabiter avec une grande forme patrimoniale sans que l’une ou l’autre perde sa légitimité.
Un palmarès partagé entre théâtre public et théâtre privé
La double domination de Du charbon dans les veines et du Soulier de satin évite une lecture trop simple de la soirée. D’un côté, un spectacle associé à une dramaturgie accessible et à une forte incarnation ; de l’autre, une grande forme issue du répertoire et portée par une maison emblématique. Cette coexistence rappelle que les Molières ne récompensent pas un seul modèle de réussite théâtrale. Le palmarès fonctionne plutôt comme un instantané des forces présentes sur les scènes françaises.
Pour le spectateur, c’est une bonne nouvelle : le palmarès peut devenir une porte d’entrée vers des expériences très différentes. On peut y chercher une pièce à voir en famille, une œuvre plus ambitieuse, un seul en scène, une comédie ou une création portée par une mise en scène marquante. La diversité des catégories aide à repérer ce qui correspond à son envie du moment, sans réduire le théâtre à un seul registre.
Le Molière d’honneur remis à Thomas Jolly
Le Molière d’honneur attribué à Thomas Jolly a donné à la cérémonie une portée plus large que le seul palmarès. Cette distinction salue un parcours de metteur en scène et une place singulière dans le paysage culturel français, notamment par sa capacité à créer des formes spectaculaires et populaires sans abandonner l’exigence de plateau. Le prix inscrit aussi son nom dans une continuité de reconnaissance, au-delà des seuls résultats d’une saison.
Dans une soirée de récompenses, ce type de moment rappelle que le théâtre ne tient pas seulement aux prix. Il tient aussi aux transmissions, aux fidélités de troupe, aux lieux qui accueillent les créations et aux spectateurs qui acceptent d’entrer dans un monde commun pendant quelques heures. La cérémonie prend alors une dimension plus collective, plus simple aussi : elle célèbre un métier, des équipes et des œuvres qui existent parce qu’elles sont portées ensemble.
Comment sont choisis les lauréats des Molières ?
Le fonctionnement des Molières repose sur une procédure de sélection en plusieurs étapes. Les spectacles éligibles sont d’abord recensés, puis les votants participent à deux tours. Le premier permet de faire émerger les nominations ; le second départage les nommés pour désigner les lauréats. Pour cette édition, le second tour s’est tenu du 3 au 11 avril. Cette méthode explique le poids des nominations : elles précèdent la récompense, mais elles marquent déjà une reconnaissance réelle.
Cette mécanique distingue clairement une nomination d’un prix. Être nommé signifie qu’un spectacle a franchi un seuil de visibilité auprès des votants. Recevoir le Molière ajoute une exposition supplémentaire, médiatique et commerciale, qui peut peser sur la suite d’une exploitation, surtout lorsqu’un spectacle est encore à l’affiche ou susceptible d’être repris. Le prix agit donc comme un accélérateur de notoriété autant que comme une distinction artistique.
- Recensement des spectacles éligibles : les productions entrant dans le périmètre de la saison sont identifiées.
- Premier tour de vote : il aboutit à la liste des nommés par catégorie.
- Second tour de vote : les votants choisissent les lauréats parmi les nommés.
- Annonce publique : les résultats sont révélés pendant la cérémonie.
Les 19 catégories permettent de distinguer des dimensions très différentes du travail théâtral. C’est essentiel, car un spectacle ne se résume pas à son texte ou à ses interprètes. Il dépend aussi d’une mise en scène, d’un espace, d’une direction sonore, d’un rythme, d’une équipe technique et d’un rapport vivant au public. Cette diversité de critères donne aux Molières une lecture plus fine de la saison.
Revoir la cérémonie et retrouver les spectacles primés
Pour revoir la soirée, le premier réflexe consiste à vérifier la disponibilité du programme sur les espaces de replay de France Télévisions, la cérémonie ayant été diffusée sur France 2. La durée de mise en ligne peut varier selon les droits, il est donc préférable de consulter directement la page dédiée aux programmes culturels sur France 2. Cette vérification rapide évite de chercher au mauvais endroit quand le replay n’est plus mis en avant.
Pour consulter le palmarès officiel, les catégories détaillées et les éventuelles mises à jour, le site des Molières reste la référence institutionnelle : lesmolieres.com. C’est aussi le bon point de départ pour vérifier l’orthographe exacte des titres, les distributions, les théâtres associés et les nominations non primées. Cette page permet de retrouver une information fiable sans passer par des résumés incomplets.
Si l’objectif est de voir les spectacles récompensés, mieux vaut agir rapidement lorsqu’une pièce est encore à l’affiche. Un Molière peut entraîner une hausse de la demande, surtout pour les spectacles déjà bien installés. Il faut regarder les sites des théâtres concernés, les plateformes de billetterie reconnues et les annonces de reprises ou de tournées. Pour Du charbon dans les veines comme pour Le Soulier de satin, l’intérêt est aussi de suivre l’actualité des lieux producteurs ou diffuseurs, car les spectacles primés connaissent souvent une seconde vie après la cérémonie.
Cette édition des Molières confirme enfin une chose simple : un palmarès n’est pas seulement une liste de noms. C’est une carte de circulation pour les spectateurs, un signal pour les professionnels et une invitation à retourner en salle, là où les récompenses prennent vraiment leur sens.
